[Portrait] Julia Pataillot, doctorante en sciences de l’information et de la communication (Centre Norbert Elias)

Sur quoi vos recherches portent-elles ?

Ma thèse porte sur les représentations de la psychiatrie au cinéma : elle s’intéresse à la multiplicité et à la diversité des figures psychiatriques dans une démarche croisée entre approches sémiologique, esthétique et sociologique. Je cherche à comprendre la place de la fascination et de la stigmatisation autour de ces sujets et quels éléments le cinéma renvoie à l’imaginaire collectif et donc, par extension, comprendre l’impact sociétal de ces représentations une fois hors du cadre de la fiction.

Julia Pataillot

Quelle est votre actualité scientifique ?

Je suis actuellement en pleine rédaction de ma thèse, avec une soutenance envisagée pour fin 2027, début 2028. Le 12 mars, je serai présente aux Midisciences pour y présenter mes travaux. Début juin, je serai à l’Université Sorbonne Paris Nord dans le cadre des Doctorales de la SFSIC (Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication) pour une communication sur les typologies contemporaines de la psychiatrie au cinéma.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans la recherche universitaire ?

Depuis le début de mes études, la recherche m’a toujours intéressée sans pour autant orienter mon parcours dans cette direction. C’est en réalisant mes deux mémoires de Master que j’ai découvert mon appétence pour la recherche, continuer mes études sur une thèse de doctorat s’est imposé comme une évidence. Passionnée de cinéma, je voulais l’analyser, explorer ses dimensions sociales. La recherche est un espace de liberté où l’on peut prendre le temps de penser. À côté, j’ai toujours eu un attrait pour l’enseignement, la recherche universitaire était le compromis parfait pour allier les deux.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui souhaitent faire de la recherche ?

D’abord, je leur dirai de travailler sur un univers qui les touche vraiment. La recherche est un travail de longue haleine, il est primordial d’aimer son sujet, d’en être passionné(e). Il faut aussi garder à l’esprit que la recherche n’est pas linéaire et les moments de doute font partie du processus, autant que les moments de satisfaction et de réussite. Ainsi, ne pas s’isoler et bien s’entourer, de chercheur(se)s ou d’autres personnes, est indispensable pour ne pas vivre la recherche comme une période d’isolement.

Quel objet ou quelle image de votre activité vous illustre le mieux ?

J’ai choisi cette photo issue d’une banque d’images : une salle de cinéma avec des spectateurs pour symboliser la manière dont les représentations cinématographiques vont façonner et influencer l’imaginaire collectif et les perceptions.


Le 12 mars 2026, Julia Pataillot animera un Midiscience sur le thème : « Cinéma et psychiatrie : les représentations de la maladie mentale à l’image », sur le campus Hannah Arendt, amphi 2E01, de 13h à 14h.


Le Centre Norbert Elias (UMR 8562)

Le Centre Norbert Elias (UMR 8562) fédère des chercheur(e)s issu(e)s de différentes disciplines, convaincu(e)s de l’unité des sciences humaines et sociales. Le laboratoire est implanté sur le campus EHESS Marseille à la Vieille Charité et sur le campus Hannah Arendt à Avignon Université. Il regroupe 50 chercheur(e)s, 80 doctorant(e)s et une équipe d’appui d’une dizaine de personnes qui travaillent sur l’analyse et la description des mondes sociaux.

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