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[Distinction] Doria Boulghobra lauréate du prix de la meilleure communication orale au Printemps de la cardiologie 2020

Publié le 12 novembre 2020 Mis à jour le 19 novembre 2020

Doria Boulghobra, doctorante au LaPEC, a reçu le prix de la meilleure communication orale au congrès du "Printemps de la Cardiologie 2020". L’événement, organisé par la Société Française de Cardiologie, s’est tenu en ligne les 29 et 30 octobre derniers.

Ce prix lui a été remis suite à sa présentation sur son sujet de recherche :
« La Sinapine, mais pas l’acide sinapique, neutralise le stress oxydant mitochondrial dans les cardiomyocytes » (« Sinapine, but not sinapic acid, selectively counteracts mitochondrial ROS-induced oxidative stress in cardiomyocytes »).

Cette présentation est issue des recherches réalisées dans le cadre de sa thèse, financée par la SFR Tersys, et de la collaboration entre le LaPEC (Avignon Université) l’unité INSERM CNRS PhyMedExp (Montpellier) et la société Naturex-Givaudan.

En quoi ce travail constitue-t-il une avancée pour la recherche en cardiologie ?

Doria Boulghobra : « Ces travaux ont permis d’identifier le premier antioxydant naturel, la sinapine, capable d’entrer dans les mitochondries cardiaques et d’y limiter le stress oxydant mitochondrial dans des situations mimant un infarctus du myocarde.

La mitochondrie est considérée comme la centrale énergétique de la cellule, mais en condition pathologique (infarctus du myocarde notamment), ces organites vont générer un important stress oxydant lors des premières minutes de la reperfusion post-infarctus.

Le rôle clé de ce stress dans la sévérité de l’infarctus et dans le pronostic vital du patient est aujourd’hui bien documenté. Aussi, il semble aujourd’hui essentiel de cibler spécifiquement ce stress oxydant mitochondrial afin de limiter les sévérités des lésions. Jusqu’à maintenant, seules des molécules de synthèse (réalisées par des chimistes) permettaient de cibler cet organite cellulaire et ainsi de limiter ce type de désordres fonctionnels.

Cette étude a donc permis pour la première fois d’identifier un antioxydant naturel possédant des propriétés physico-chimiques lui permettant de cibler le stress oxydant mitochondrial. De nombreuses pathologies, dont l’infarctus du myocarde (étudié ici), mais aussi des maladies métaboliques (tel que le diabète), l’hypertension, des maladies neurodégénératives ou même le vieillissement, impliquent des défauts de fonctionnement de la mitochondrie et un stress oxydant mitochondrial. Cette étude pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de protections des mitochondries basées sur l’utilisation d’antioxydants naturels. »


Pour rappel, ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans la revue Redox Biology et d’un dépôt de brevet en 2020.
>> (Re)voir l'actualité de mai 2020 : Les propriétés d'un antioxydant naturel, la sinapine  

>> Le Laboratoire de Pharm-Ecologie Cardiovasculaire
>> En savoir plus sur le Printemps de la Cardiologie, organisé par la société française de cardiologie

Mis à jour le 19 novembre 2020