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[MidiSciences 2018] La chimie analytique au service de l’art et de l’agronomie en vue de la réintroduction de la garance en Vaucluse, par Jean-baptiste Mazzitelli

Publié le 11 avril 2018 Mis à jour le 11 avril 2018
Date(s) et lieu(x)
Le 12 avril 2018De 13:00 à 14:00
Informations complémentaires :Campus Jean-Henri Fabre / Amphi Agrosciences

Pour la 6 ème année consécutive l’Université d'Avignon vous propose son cycle de conférences courtes-discussions grand public entre midi et deux.

La garance est une plante tinctoriale appartenant au patrimoine naturel et culturel avignonnais dont les colorants rouges se situent dans ses racines. Jean-Henri Fabre a contribué activement au développement ainsi qu’à l’exploitation de la garance à travers divers brevets. Il a participé au perfectionnement des procédés de production de la garancine en ayant, entre autres, pour objectif de réduire les coûts de production via le renforcement du pouvoir colorant rouge des extraits. En effet, la production de garance comportait des déchets, les fanes étaient utilisées comme fourrage mais coloraient le lait du bétail. J.-H. Fabre a également mis au point un procédé novateur permettant de recycler ces fanes de garance afin de permettre une production de colorants. De plus, soucieux de la qualité de la garance et de la multiplication d’actes de fraude de la part d’industriels, il a élaboré un protocole destiné à contrôler sa pureté [1].

De nos jours, de nouvelles techniques analytiques permettent une identification ciblée et précise des principes colorants [2,3]. Le développement de procédés spécifiques peut aujourd’hui permettre diverses applications, notamment dans le domaine artistique, mais aussi pour l’optimisation de la culture de la garance. Différents travaux réalisés sur cette plante ont permis la découverte de biomarqueurs importants notamment pour la différenciation des espèces de garance voyageuse (Rubia peregrina) et de garance des teinturiers (Rubia tinctorum).

Du point de vue agronomique, la réintroduction de la garance en Vaucluse nécessite une optimisation de sa culture afin de la rendre plus rentable. Pour ce faire, deux axes de travail sont développés : d’une part, l’étude des paramètres de culture favorisant la production de colorants et d’autre part l’optimisation des procédés d’extraction de ces composés naturels.

Jean-baptiste MAZZITELLI, Carole MATHE, Catherine VIEILLESCAZES
IMBE UMR7263/ IRD237, Université d’Avignon/ CNRS/ IRD/ AMU, Ingénierie de la restauration des patrimoines naturel et culturel, Campus Jean-Henri Fabre 301 rue Baruch de Spinoza, 84000 Avignon, France