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[Événement] La fête de la Science, avec l'Université d'Avignon

Publié le 2 octobre 2017 Mis à jour le 4 octobre 2017
Date(s) et lieu(x)
Le 09 octobre 2017De 20:00 à 22:00
Le 12 octobre 2017De 20:00 à 22:00
Le 13 octobre 2017De 20:00 à 22:00

Pendant la Fête de la Science, venez découvrir et discuter avec des chercheurs de l’Université d’Avignon et leurs partenaires !

Lundi 9 octobre 2017 : 20h-22h
Salle Roger Bézert, à côté de la Mairie et du poste de Police Municipale, Montfavet

« Le LSBB ou de la guerre froide à la recherche scientifique : un laboratoire unique au monde en Pays d'APT »

Avec Daniel Boyer, Ingénieur d'études au Laboratoire Souterrain à Bas Bruit de Rustrel, Élisabeth Pozzo Di Borgo, Physicienne à l'Université d'Avignon et Christophe Emblanch, hydrogéologue à l'Université d’Avignon.
Depuis 1967, ce site exceptionnel et unique au monde est également un élément structurant du paysage Vauclusien et Provençal.
Nous débuterons par l'évocation et la présentation des infrastructures militaires du système d’arme Sol Sol Balistique Stratégique, une des composantes de la dissuasion nucléaire française de la fin du 20ème siècle, située sur le Plateau d'Albion, à Reilhanette et à Rustrel.
Depuis 1998 et la démilitarisation du site, une partie des infrastructures a été réutilisée pour créer un laboratoire souterrain de recherche scientifique unique au monde : le Laboratoire Souterrain à Bas Bruit de Rustrel Pays d'Apt. Ce laboratoire de renommée internationale est un cas unique de reconversion d'une infrastructure militaire. Nous vous proposerons une présentation des recherches en cours et de leurs enjeux fondamentaux (physique fondamentale, astronomie,...) mais aussi sociétaux (hydrogéologie et protection des ressources en eaux, sismologie, ...) à travers quelques focus.


Jeudi 12 octobre 2017 : 20h-22h
Salle Roger Bézert, à côté de la Mairie et du poste de Police Municipale, Montfavet
 

« La peste et le choléra, un défi pour les médecins et les autorités publiques »

Avec Marilyn Nicoud et Olivier Faure, Historiens (Université d’Avignon et Université Lyon III)
La peste, dont le bacille n’a été identifié qu’à la fin du XIXe siècle et son ADN tout récemment, fait sa réapparition en Occident à partir des années 1347-1348 et se répand rapidement à tout le continent. En peu de temps, elle provoque la mort d’un tiers à la moitié de la population européenne. Son caractère foudroyant, son extension rapide et sa forte létalité mettent en échec le corps médical, incapable d’enrayer son extention et de trouver des remèdes.
Les hommes de lettres et chroniqueurs de l’époque, comme Boccace ou Matteo Villani, ont moqué l’inanité des savoirs médicaux, le goût du lucre de certains praticiens qui promettaient la guérison à leurs patients ou bien encore leur couardise lorsqu’ils fuyaient devant l’épidémie. La vision critique de ces contemporains a été largement reprise par l’historiographie sur la peste qui souligne le désarroi aussi bien des médecins que des autorités publiques devant ce qui ne serait qu’une punition divine. Pourtant l’importante production d’ouvrages médicaux sur la pathologie qui ont été rédigés dès son apparition, et l’implication de praticiens dans la lutte contre l’épidémie, mise en place notamment dans certaines cités notamment italiennes, tendent à montrer que si la maladie demeure dans la plupart des cas incurable, les tenants d’une médecine savante ont cherché à comprendre les causes et les raisons de son expansion et ont participé, par leur diagnostic, aux premières mesures de santé publique, qui conduisaient à l’isolement des pestiférés.


Vendredi 13 octobre 2017 : 20h-22h
Salle Roger Bézert, à côté de la Mairie et du poste de Police Municipale, Montfavet  :
 

« La processionnaire du pin : de la lutte chimique au biocontrôle, 70 ans de recherche à l'INRA »

Avec Jean-Claude MARTIN, Ingénieur de recherche à l’INRA – Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne.
La processionnaire du pin, Thaumetopoea pityocampa a toujours fait l’objet de campagnes de lutte à cause des problèmes de santé publique et de santé de l’arbre qu’elle occasionne. Ainsi, dès les débuts de l’Institut National de la recherche Agronomique, des recherches sur la biologie de l’insecte et de son cortège parasitaire ont été entreprises afin de mettre au point des stratégies respectueuses de l’environnement pour réguler ce ravageur en alternative aux traitements chimiques trop largement utilisés à cette époque. Ces travaux ont conduit en 1972, à l’homologation du Bacillus thuringiensis, bactérie entomopathogène et c’est seulement à partir des années 1990, avec les études de l’INRA (Centre de Recherche PACA) que les préparations microbiologiques deviennent les insecticides les plus utilisés contre cette chenille. Au cours de cette dernière décennie, des stratégies alternatives et raisonnées ont été conçues et mises au point par l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne (UEFM) en complément ou en substitution des traitements microbiologiques. Elles nécessitent une meilleure connaissance de la phénologie de l’insecte, de ses variantes climatiques et sont adaptées à chaque période de son cycle : piégeage des chenilles, piégeage des papillons, perturbateurs de comportement, facilité la prédation par les mésanges…
Des indicateurs ont été mis en place, des outils d’aide à la décision ont été développés pour accompagner et former les gestionnaires à cette autre façon d’appréhender la lutte.
Aujourd’hui, cette étude sert de modèle pour d’autres lépidoptères ravageurs des Zones Non Agricoles. Néanmoins, les recherches se poursuivent sur la processionnaire du pin en innovant vers d’autres stratégies de biocontrôle pour une régulation durable en s’appuyant sur d’autres équipes INRA (URZF orléans, Biogeco Bordeaux, CBGP Montpellier) et sur de nouvelles compétences à l’UEFM.

Contact : fetedelascience2017@univ-avignon.fr