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[Restitution] Deux enseignants-chercheurs du LaPEC participent à l'expertise collective INSERM sur l'Activité Physique, prévention et traitement des maladies chroniques

Publié le 7 février 2019 Mis à jour le 14 mars 2019
Date(s) et lieu(x)
Le 14 février 2019

Le 14 février, Agnès Jullian et Guillaume Walther, enseignants-chercheurs au sein du Laboratoire de Pharm-Ecologie Cardiovasculaire (LaPEC) ont présenté dans le cadre d’une journée d’échange à Paris autour de « l’Activité physique, préventions et traitement des maladies chroniques ». Leur intervention a porté notamment sur les maladies chroniques métaboliques, dont l’obésité et le diabète de type 2.

Agnès Vinet-Jullian et Guillaume Walther ont réalisé, pour cette expertise, un état de l'art des effets de la seule activité physique chez les patients obèses et patients diabétiques de type 2 sur la base de plus de 200 références de méta-analyses, de revues et d'essais cliniques. Ce travail leur a permis d’identifier et de recommander le type de programme d'activités physiques le plus efficace et les moyens à mettre en œuvre pour maintenir cette pratique tout au long de la vie des patients.

Chez les patients obèses, l’effet de l’activité physique seule, sur la perte de poids, reste modeste, quelle que soit la durée du programme. La diminution du tour de taille et les changements de composition corporelle (diminution de masse grasse, prise de masse musculaire et diminution des risques cardiovasculaires) doivent également être pris en compte. Les exercices les plus recommandés sont des activités d’endurance, d’intensité modérée à intense qui visent notamment la perte de masse grasse viscérale. De plus, cette activité physique permet aux patients obèses de diminuer très fortement le risque de développer un diabète de type 2, cause importante de mortalité dans le monde.
L’introduction de l’activité physique dans la prise en charge du diabète de type 2, au même titre que le changement du régime alimentaire et /ou le traitement médicamenteux, est relativement récente. Les activités d’endurance et de renforcement musculaire, d’intensité modérée à forte sont le plus préconisées, avec en parallèle des activités douce permettant d’améliorer souplesse et équilibre. Pour être efficace auprès de ces patients obèses et/ou diabétiques de type 2, les programmes d’activités physiques doivent être adaptées en fonction des capacités individuelles des patients et des niveaux de complications, de leurs besoins et attentes, de l’évaluation de leurs progrès ainsi que de l’environnement de pratique.

Ce rapport tombe à point nommé puisqu’en 2017 le décret du sport sur ordonnance a été mise en place au niveau national. Dans ce contexte, le groupe d’experts a donc émis des recommandations d’actions essentielles pour optimiser cette prise en charge par les professionnels médicaux et paramédicaux qui sont impliqués fortement dans la prévention et le traitement des maladies chroniques.

Cette journée a donné lieu a la constitution d’une synthèse qui est accessible en ligne.




Programme complet sur le site dédié à cette journée.

Mis à jour le 14 mars 2019