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[Concours] Retour sur l'aventure Ecotrophélia

Publié le 17 juillet 2019 Mis à jour le 19 juillet 2019
Date(s)

du 17 juillet 2019 au 25 août 2019

Cette année, pour la première fois, deux étudiantes de Master "Ingénierie de la Production Alimentaire" ont participé au concours Ecotrophélia. Retour sur cette riche aventure avec Manon Thomas et Lisa Morales, lauréates du Prix Bernard Loiseau.

1/ Racontez nous votre expérience du concours Ecotrophélia

A l'origine, nous ne connaissions pas l'existence de ce concours. C'est lors d'une réunion, à la rentrée avec nos professeurs, vis à vis de notre projet d'innovation d'un module de notre Master, que nous avons été sélectionnés toutes les deux ainsi que deux autres de nos camarades pour amener notre produit jusqu'au Concours Ecotrophélia. Nous étions vraiment motivés pour y participer.

La première difficulté que nous avons rencontrée, a été l'idée de notre produit. Sur quel marché allions nous nous baser ? Comment pourrions-nous être innovant en alliant les modes culinaires d'aujourd'hui ? Nous avons passé pas mal de temps à réfléchir sur ce point. Nous avions d'ailleurs un premier sujet proposé par notre Université que nous avons rapidement abandonné. Ce qui a été difficile par la suite c'était le temps de retard que nous avions perdu avec notre précédent sujet. Nous étions au mois de novembre et il nous restait que deux petits mois pour formuler, rédiger un rapport, faire l'analyse HACCP, le plan financier, l'aspect marketing, etc.

Une fois tout cela achevé, nous avons donc présenté notre produit devant un grand nombre d'enseignants de l'université et ils ont tous été conquis. Nous avons donc poursuivi notre projet. : tester de nouvelles formulations, améliorer le packaging, pousser le côté innovant, contacter des fournisseurs pour avoir le rendu final que nous attendions... Avant tout cela, nous avons donc peaufiner notre rapport et nous avons envoyé notre dossier à Ecotrophélia. Nous avons été sélectionné dans les 20 projets exposés au Concours parmi 89 dossiers venant de plusieurs écoles/universités de la France entière. Déjà pour nous, cela a été une belle victoire.
En un mois il n'y avait plus qu'à : reformuler notre produit, trouver d'autres formulations pour étendre notre gamme, contacter des fournisseurs, améliorer notre rapport suite aux remarques des jury, recalculer notre plan financier, etc, en plus d'assurer notre stage de fin d'année. 

Dans cette expérience, nous ne retennons que du positif, nous avons su aller jusqu'au bout et même terminer parmi les 9 finalistes. Cette expérience a été très formatrice et nous étions très contentes de partager ce moment ensemble. Rencontrer des professionnels, échanger avec eux, présenter notre produit et avoir leur retour, positif comme négatif, cela a été très enrichissant. Nous avons eu beaucoup de retours positifs, cela a été un vrai soulagement. La pertinence de notre produit a été validé et pour nous, il n'y a pas de plus belles victoires que celle là.

2/ Comment vous est venu l'idée d'EDEN ? Est-ce que vous allez, après votre Master, continuer à développer ce concept (sous la forme d'une start-up, par exemple) ? 

Nous souhaitions avoir un produit innovant mais qui tient compte des tendances alimentaires actuels. Nous sommes dans une région, le Vaucluse, qui fait notamment figure sur le marché de l'apéritif avec les tapenades. Les Français aiment prendre l'apéritif entre amis, c'est un moment de convivialité, de partage et de détente. De plus Les modes actuels en terme d'alimentation restent de manger sain, bio, végan etc... L'idée des tartinables de légumes nous a semblé évidente. Nous avons donc repris la formulation des pâtes à tartiner sucrées mais en remplaçant le chocolat par deux légumes et la noisette par des fruits oléagineux, le tout agrémenté d'épices. Notre produit est sain, bio, végan mais surtout bon et gourmand ! L'innovation repose quant à elle sur la texture (lisse et homogène), le packaging en tube aluminium avec la possibilité d'y ajouter des embouts en inox alimentaire. Une douille tout-en-un pour avoir un apéritif sain, bon, rapide et pratique !

Concernant la suite, c'est sûr que c'est nous aimerions monter notre entreprise par la suite mais ce n'est pas un projet pour tout de suite...

3/ Que conseillerez-vous aux prochains étudiants qui participeront à ce concours ?

Déjà nous espèrons sincèrement qu'Avignon Université continuera à présenter des étudiants à ce concours. Nous espérons aussi avoir donné envie à d'autres étudiants d'y participer. Pourquoi pas intervenir l'année prochaine une heure ou deux avec les Master 2 pour les sensibiliser à ce concours.

Voici les conseils que nous donnerions aux étudiants qui s'engager dans cette aventure :

- D'être plus nombreux pour vraiment pousser le projet le plus loin possible. Même si nous sommes très fières de ce que nous avons pu réaliser qu'à deux, mais deux personnes supplémentaires n'auraient pas du tout été de refus pour pousser sur certains points. Les jurys sont très pointilleux.

- Ne pas hésiter à démarcher d'autres écoles du campus pour élargir les compétences (notamment à l'IUT Packaging & l'ISEMA d'Avignon). Nous étions assez impressionnées de voir que pour d'autres projets, jusqu'à 3 écoles se regoupaient ensemble ! Bien évidemment certains points vont être encore mieux traités que d'autres. Je pense notamment aux Facultés de Marketing ou les écoles de Commerce qui sont très bien formés sur l'aspect commerce, achat, communication et marketing contrairement à nous qui sommes formées plus à être des ingénieurs techniques.

- Avoir une excellente coordination avec son équipe. Bien choisir les membres de son équipe est primordial. Rien ne vaut la communication dans un groupe de projet.

Mis à jour le 19 juillet 2019