Charlotte Heinzlef, doctorante UMR Espace

A l'occasion de la journée du 8 mars, l'Université d'Avignon vous propose de découvrir des personnalités actives de la recherche universitaire avignonnaise.

Charlotte Heinzlef, doctorante à l'UMR Espace.

1-  Sur quoi portent vos recherches ?

Doctorante en Géographie (Avignon Université, UMR ESPACE) et Architecture (Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Mons, Belgique), mes recherches portent sur l’enjeu du risque inondation dans un contexte de dérèglement climatique et de sur-urbanisation. Afin de limiter au maximum les impacts négatifs de l’augmentation des catastrophes naturelles, tant en récurrence qu’en intensité, le concept de résilience a progressivement été intégré aux stratégies de gestion des risques. Pourtant, aujourd’hui encore ce concept peine à s’opérationnaliser, notamment à cause de sa sur-utilisation, son manque de clarté et de mise en pratique. L’objectif de mon travail est de travailler sur ces lacunes, opérationnaliser le concept de résilience via une démarche collaborative avec un territoire soumis à un risque. Ma recherche a donc visé à clarifier, définir, caractériser des capacités de résilience à l’échelle locale (Avignon), par rapport au risque inondation afin de concevoir un outil d’aide à la décision holistique et collaboratif et favoriser l’adoption de ce concept dans les stratégies de gestion des risques.

2- Quelle est votre actualité scientifique ? 

Tout au long de ma recherche, j’ai cherché à communiquer sur les enjeux d’un tel sujet, via des conférences scientifiques notamment à l’étranger (exemples : SRA-E Conference 2018 27th Annual Conference of the Society for Risk Analysis Europe en Juin 2018, European Geosciences Union 2019, Vienne (Autriche) en Avril 2019, Fifth World Congress on Risk – Society for Risk Analysis, Cape Town (Afrique du Sud) en Mai 2019), des articles scientifiques (Serre, Heinzlef (2018), Assessing and mapping urban resilience to floods with respects to cascading effects through critical infrastructure networks, International Journal of Disaster Risk Reduction), mais aussi des activités de vulgarisation (Un chercheur à ma table éditions 2017, 2018 ; Ma Thèse en 180 secondes, édition Belge 2018 ; Fête de la science 2018 ; Midiscience 2019, etc.)

3- Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans la recherche universitaire ?

Le choix de faire une thèse est venu très tardivement (Master 2). Après deux stages professionnels au cours de mes études (6 mois respectifs), j’ai compris la chance que l’on pouvait avoir de prendre le temps de réfléchir, s’investir, s’approprier un sujet tout en enrichissant sa curiosité personnelle et professionnelle. Ce plaisir de découvrir de nouvelles thématiques a fait le lien avec mes deux années de classes préparatoires littéraires pendant lesquelles le plaisir du savoir dépassait la simple nécessité d’acquérir des compétences pour un diplôme précis. J’ai eu également la chance d’avoir une thèse appliquée, ce qui m’a permis de m’enrichir intellectuellement sur les concepts théoriques utilisés mais aussi d’analyser l’interprétation concrète de mon travail, notamment par le service SIG de la ville d’Avignon. Pouvoir compter sur mes deux directeurs de thèse, tant humainement que professionnellement m’a également permis de me lancer dans l’aventure de la recherche avec confiance et plaisir !

4- Quel conseil donneriez-vous aux étudiant(e)s qui souhaitent faire de la recherche ? 

La recherche est un domaine particulier, tant au quotidien (nécessité de s’organiser de manière autonome), que dans les projets futurs professionnels. La seule règle est d’aimer son sujet, de s’enthousiasmer pour la nouveauté ! Contrairement à mes a priori (quel ennui de travailler trois ans sur un même sujet…), le quotidien de la recherche évolue tous les jours ! Aucune journée ne se ressemble, de l’organisation, aux lectures ou encore aux rencontres ! Faire de la recherche permet d’être toujours alerte, critique, curieux ! Outre cette nécessité à savoir s’adapter aux changements, imprévus, être bien accompagné tout au long d’une thèse est primordial ! Faire confiance à ses encadrants, pouvoir communiquer sur ses doutes, ses appréhensions ou ses préférences est nécessaire au bon déroulé d’une thèse, il est donc important de réfléchir attentivement à la construction même de la thèse.

5- Quel objet ou quelle image de votre recherche vous illustre le mieux ?

Mis à jour le 7 mars 2019