Nouveautés

Enfants, animaux et idiots = Bambini, animali e idioti

Emma Dante

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d'Olivier Py

« Le spectacle est pour moi un moment d’effacement total, dans lequel le protagoniste est le silence. Pour moi cette communauté de corps, cette agrégation de corps nus est un début possible de quelque chose, ou bien la fin. »

À partir de Bêtes de scène, création présentée au Festival 2017, Emma Dante trace un panorama du milieu théâtral italien en le situant dans un plus vaste contexte européen.

Au fil de ces pages, elle examine tout à la fois l’influence que des personnalités importantes telles que Tadeusz Kantor ou Pina Bausch ont pu avoir dans son parcours artistique et le rôle que les mouvements italiens d’avant-garde jouent dans le renouvellement des expressions théâtrales.

C’est justement entre ces deux pôles que s’inscrit Bêtes de scène, à l’intérieur d’une recherche de formes artistiques tant nouvelles qu’anciennes. Anciennes comme le théâtre, ou, plutôt, comme le genre humain.

À propos d’Emma Dante

Née à Palerme en 1967, Emma Dante obtient son diplôme à l’Académie Nationale d’Art Dramatique Silvio D’Amico en 1990. Comédienne, écrivaine et metteuse en scène, elle fonde sa compagnie Sud Costa Occidentale en 1999 et arrive pour la première fois au Festival d’Avignon en 2014, avec le spectacle Les Sœurs Macaluso.

 

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Sortie nationale le 10 juillet 2018, sortie anticipée à Avignon pour le Festival
Collection Entre-Vues
Série Leçons de l’Université
68 pages – 7 €
ISBN 978-2-35768-060-9
Pour aller plus loin : le billet du Carnet de recherche des ÉUA

À l'assaut du Palais : Avignon et son passé pontifical

Paul Payan

préface de Guido Castelnuovo
« Si je propose de partir à l’assaut du Palais, c’est un peu en réaction à une certaine tendance à la sacralisation du Patrimoine, figé une fois pour toutes, réservoir de nostalgie pour les adeptes d’une identité fantasmée ou poule aux œufs d’or pour les spécialistes du management culturel. Pour l’historien que j’essaie d’être, il est seulement une trace laissée par ceux qui ont vécu avant nous, de manière ni beaucoup plus glorieuse ni beaucoup plus honteuse. C’est en ce sens qu’il est une richesse, puisqu’il permet d’aller à la rencontre de ces frères du passé. »

Qu’il s’agisse de guides touristiques ou bien de panneaux de signalisation routière, Avignon est souvent qualifiée de « cité des papes ». Si la période de la papauté médiévale continue de marquer l’identité culturelle des Avignonnais, il faut néanmoins se rappeler que les rapports entre la ville et le pontife n’ont pas toujours été idylliques…

Loin de toute banalisation, le regard perçant de Paul Payan déniche les secrets cachés entre les pierres du Palais des papes, dans ce livre issu d’un cycle de conférences données au Théâtre du Chêne Noir. Arraché aux slogans touristiques et aux cartes postales, le passé pontifical de la ville est enfin rendu aux habitants, aux spécialistes et à tout curieux.

Délivrés de leur lourde chape mythique, le bâtiment et la communauté qui peuplait ses salles sont interpellés en tant que simples témoins. En retraçant un pan d’histoire et de civilisation, le Palais nous conduit à la redécouverte de nos « frères du passé ».

À propos de Paul Payan

Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université d’Avignon depuis 2003 et membre du CIHAM (Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648), Paul Payan poursuit des recherches sur le Grand Schisme, la papauté d’Avignon ainsi que sur l’iconographie religieuse à la fin du Moyen Âge. Il a publié notamment Joseph, une image de la paternité dans l’Occident médiéval, (Paris, Aubier, 2006) et Entre Rome et Avignon, une histoire de Grand Schisme, 1378-1417 (Paris, Flammarion, 2009), pour lequel il a reçu le prix Jeanbernat 2009 de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres. Soucieux de la diffusion de l’histoire à un large public, il anime de nombreuses conférences, à Avignon et dans sa région.

Sortie nationale le 10 juillet 2018, anticipée à Avignon pour le Festival


Collection Passion du Patrimoine
120 pages – 10 €
ISBN 978-2-35768-059-3
Pour aller plus loin : l'entretien exclusif avec Paul Payan sur le Carnet de recherche des ÉUA

Épanouis et virevoltants

Thomas Quillardet

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d’Olivier Py

« Pour moi il y a forcément la notion d’histoire, de raconter une histoire. »

Passionné de contes et de « petites anecdotes » depuis l’enfance, Thomas Quillardet considère la notion d’histoire comme la pierre angulaire de sa création théâtrale.

Révélation du Festival d’Avignon 2017, ce jeune metteur en scène affirme avoir pleinement satisfait son inspiration artistique grâce au spectacle Tristesse et joie dans la vie des girafes.

Écrite en portugais par Tiago Rodrigues et traduite en français par Quillardet lui-même, cette pièce a le mérite de concilier deux types de travail apparemment aussi différents que la traduction et la mise en scène. La rencontre entre ces deux activités ouvre un univers imaginaire destiné à un public de tout âge et créé à partir de deux éléments : l’acteur et son récit.

À propos de Thomas Quillardet

Né à Suresnes en 1979, Thomas Quillardet est metteur en scène, auteur de théâtre et traducteur du portugais. Après une formation de comédien, il se consacre à la mise en scène et monte son premier spectacle en 2004. En 2005, il organise à Paris le festival Teatro em Ombras afin de promouvoir les dramaturgies brésiliennes et, en 2006, il rejoint le collectif Jakart et Mugiscué. Dans son répertoire figurent, entre autres, Valère Novarina, Carlo Goldoni et Julio Cortázar.

Sortie nationale le 10 juillet, anticipé à Avignon pour le Festival

Collection Entre-Vues
Série Leçons de l’Université
64 pages - 7€
ISBN 978-2-35768-061-6
Pour aller plus loin : le billet du Carnet de recherche des ÉUA

Le spectacle, contrat imaginaire

Tiago Rodrigues

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d’Olivier Py

« [...] ce sont des corps présents, physiques, visibles qui sont toujours en train d’évoquer des choses qui ne sont pas là, ce qui constitue le contrat imaginaire entre nous et le public. »

Dramaturge, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Lisbonne, Tiago Rodrigues signe en 2017 une création dont « collectif » est le mot-clef, Sopro, le « souffle ». Issue de longues interactions avec la troupe, la pièce nous amène au cœur du théâtre : la parole offerte au public le soir du spectacle.

Au fil des récits d’une souffleuse du Théâtre National de Lisbonne, on découvre que, loin d’être éphémère, la création théâtrale traverse chaque époque et toute frontière.

Les mythes, les classiques, la tradition nous précèdent et nous dépassent, certes, mais grâce au « contrat imaginaire » entre artistes et spectateurs la parole est libre de resurgir, ici et maintenant, sur les planches d’un plateau. Dans le devenir sans fin de l’histoire, une chose est sûre : sopro, le souffle des êtres humains, va rester à jamais…

À propos de Tiago Rodrigues

Comédien, metteur en scène, dramaturge et producteur portugais, Tiago Rodrigues rencontre la troupe belge tg STAN en 1997 et il en reste profondément influencé. En 2003, il fonde avec Magda Bizarro la compagnie Mundo Perfeito. Depuis trois ans, il est à la tête du Teatro Nacional Dona Maria II, où il mène une politique d’ouverture et de démocratisation culturelle.

Sortie nationale le 10 juillet, anticipée à Avignon pour le Festival

Collection Entre-Vues
Série Leçons de l’Université
72 pages – 7 €
ISBN 978-2-35768-062-3
Pour aller plus loin : le billet du Carnet de recherche des ÉUA et l'inédit publié dans ce même Carnet.

 Alexis et Firmin Grüss, Ex Ducere

Avant-propos de Philippe Ellerkamp, introduction par Natalie Petiteau.

" Je suis un inconditionnel de l’éducation, or pour moi l’éducation c’est de l’action. L’étymologie du mot vient du latin ex ducere. Cela veut dire conduire à l’extérieur pour grandir. L’éducation, c’est tout ce qui est contre nature. L’éducation, quand on parle du travail de mes chevaux, ou du travail avec mes enfants, mes petits-enfants, dans les spectacles créés durant ces dernières années, c’est sublimer le naturel de la nature, là est le rôle de l’humain. "

En quoi et pourquoi le cirque peut-il aider à nous éduquer? Alexis et Firmin Grüss, père et fils à la tête du cirque équestre du même nom, montrent à quel point il peut être intéressant, voire essentiel, d’ouvrir les portes de leur lieu d’apprentissage aux nouvelles générations. L’art équestre, c'est aussi une passion, une transmission des émotions et des savoir-faire.

Éléments biographiques

Né en 1944, Alexis Grüss est artiste et directeur de cirque depuis 1974. Issu d’une grande famille d’artistes circassiens, Alexis prend à cœur l’apprentissage des différentes spécialités du cirque à ses enfants et petits-enfants. Né en 1980, Firmin, son troisième fils, est chargé de l’administration du cirque familial, et a fait de l’acrobatie équestre sa spécialité. 2017 est l’année de leur huitième création, un spectacle intitulé Quintessence, créé dans leur parc de Piolenc dans le Haut-Vaucluse.
Ils ont présenté lors d’une première leçon le 30 mai 2017 à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse le PACE, Pôle d’Action Culturelle Equestre. Début d’une alliance entre cirque équestre et monde universitaire, cette initiative vise à faciliter et élargir la transmission et le partage des connaissances et compétences circassiennes jusque-là principalement réservés au cadre familial. Une deuxième leçon sera proposée le 17 janvier 2018 autour du thème Éduquer et séduire.

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Collection : Entre-Vues
Série : Grandes Conférences 
72 p. - 8 €      
Parution : 19 Décembre 2017     
Prix public : 8€ TTC
ISBN : 978-2-35768-057-9
Pour aller plus loin : la présentation du livre et du projet PACE par Natalie Petiteau sur le Carnet de recheche des ÉUA

" En 1998, l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse s’est installée au coeur d’un site privilégié, l’ancien Hôpital Sainte-Marthe, fondation médiévale à l’ombre des remparts citadins. Pour célébrer les vingt ans de cette installation, nous avons choisi, entre autres, d’insister sur sa signification profonde et originaire : la transmission des savoirs et ce, en partant des médecins, des apothicaires et de leurs patients pour en arriver aux personnels, aux enseignants-chercheurs et à leurs étudiants et étudiantes. "
Des recherches historiques aux analyses chimiques, l’ouvrage nous entraîne au cœur de l’Avignon d’autrefois. Pots et récipients, herbes médicinales et sirops de l’apothicairerie se transforment en autant de pages de la vie municipale et de l’histoire de la médecine des siècles passés. 

Éléments biographiques

Jean-Charles Bertozzi, après une thèse en médecine (1968), exerce comme pédiatre et praticien hospitalier. Reprenant des études en histoire à la fin des années 2000 à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, il est aujourd’hui inscrit en doctorat d’histoire moderne.
Thomas Bohl, photographe avignonnais, fonde le Laboratoire de Photographie Sociale et Populaire en 2011. Observateur attentif des gens et des lieux, il dispense de nombreux ateliers auprès des publics enfants et adultes.
Céline Joliot est technicienne de recherche et formation à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse. En 2012 elle a intégré l’équipe « Ingénierie de la restauration des patrimoines naturel et culturel » de l’Unité Mixte de Recherche (UMR) Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie marine (IMBE).
Marie-Claude Léonelli, aujourd’hui conservateur honoraire des Antiquités et Objets d’Art du Vaucluse, est une historienne de la peinture médiévale.
Carole Mathe est docteur en chimie et, depuis 2014, directrice de recherches habilitée auprès de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse. Elle développe actuellement ses travaux au sein de l’équipe « Ingénierie de la restauration des patrimoines naturel et culturel » de l’UMR IMBE.
Françoise Moreil est maître de conférences honoraire en histoire moderne auprès de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse. Ses travaux portent sur les protestants de la principauté d’Orange pendant l’Ancien Régime. 
Marilyn Nicoud est professeur d’histoire médiévale à l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse depuis 2010 ainsi que directrice adjointe du CIHAM-UMR 5648. Ancienne élève de l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud et ancien membre de l’École Française de Rome, elle a été directrice des études médiévales de l’EFR (2004-2010). 
Catherine Vieillescazes est docteur en chimie de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et, depuis 1997, habilitée à diriger des recherches. Professeur des universités depuis 2004 dans la même structure, elle est également responsable de l’équipe « Ingénierie de la restauration des patrimoines naturel et culturel » de l’UMR IMBE.
 

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Collection : En-Jeux       
Parution : 29 Mai 2018     
180 p. - 18 €
ISBN : 978-2-35768-058-6
Pour aller plus loin : le complément photographique du Carnet de recherche des ÉUA