À paraître

 

À l'assaut du Palais : Avignon et son passé pontifical

Paul Payan

préface de Guido Castelnuovo
« Si je propose de partir à l’assaut du Palais, c’est un peu en réaction à une certaine tendance à la sacralisation du Patrimoine, figé une fois pour toutes, réservoir de nostalgie pour les adeptes d’une identité fantasmée ou poule aux œufs d’or pour les spécialistes du management culturel. Pour l’historien que j’essaie d’être, il est seulement une trace laissée par ceux qui ont vécu avant nous, de manière ni beaucoup plus glorieuse ni beaucoup plus honteuse. C’est en ce sens qu’il est une richesse, puisqu’il permet d’aller à la rencontre de ces frères du passé. »

Qu’il s’agisse de guides touristiques ou bien de panneaux de signalisation routière, Avignon est souvent qualifiée de « cité des papes ». Si la période de la papauté médiévale continue de marquer l’identité culturelle des Avignonnais, il faut néanmoins se rappeler que les rapports entre la ville et le pontife n’ont pas toujours été idylliques…

Loin de toute banalisation, le regard perçant de Paul Payan déniche les secrets cachés entre les pierres du Palais des papes, dans ce livre issu d’un cycle de conférences données au Théâtre du Chêne Noir. Arraché aux slogans touristiques et aux cartes postales, le passé pontifical de la ville est enfin rendu aux habitants, aux spécialistes et à tout curieux.

Délivrés de leur lourde chape mythique, le bâtiment et la communauté qui peuplait ses salles sont interpellés en tant que simples témoins. En retraçant un pan d’histoire et de civilisation, le Palais nous conduit à la redécouverte de nos « frères du passé ».

À propos de Paul Payan

Maître de conférences en histoire médiévale à l’Université d’Avignon depuis 2003 et membre du CIHAM (Histoire, Archéologie, Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, UMR 5648), Paul Payan poursuit des recherches sur le Grand Schisme, la papauté d’Avignon ainsi que sur l’iconographie religieuse à la fin du Moyen Âge. Il a publié notamment Joseph, une image de la paternité dans l’Occident médiéval, (Paris, Aubier, 2006) et Entre Rome et Avignon, une histoire de Grand Schisme, 1378-1417 (Paris, Flammarion, 2009), pour lequel il a reçu le prix Jeanbernat 2009 de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres. Soucieux de la diffusion de l’histoire à un large public, il anime de nombreuses conférences, à Avignon et dans sa région.

Sortie nationale le 10 juillet 2018


Collection
Passion du Patrimoine
120 pages – 10 €

ISBN 978-2-35768-059-3

Enfants, animaux et idiots = Bambini, animali e idioti

Emma Dante

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d'Olivier Py

« Le spectacle est pour moi un moment d’effacement total, dans lequel le protagoniste est le silence. Pour moi cette communauté de corps, cette agrégation de corps nus est un début possible de quelque chose, ou bien la fin. »

À partir de Bêtes de scène, création présentée au Festival 2017, Emma Dante trace un panorama du milieu théâtral italien en le situant dans un plus vaste contexte européen.

Au fil de ces pages, elle examine tout à la fois l’influence que des personnalités importantes telles que Tadeusz Kantor ou Pina Bausch ont pu avoir dans son parcours artistique et le rôle que les mouvements italiens d’avant-garde jouent dans le renouvellement des expressions théâtrales.

C’est justement entre ces deux pôles que s’inscrit Bêtes de scène, à l’intérieur d’une recherche de formes artistiques tant nouvelles qu’anciennes. Anciennes comme le théâtre, ou, plutôt, comme le genre humain.

À propos d’Emma Dante

Née à Palerme en 1967, Emma Dante obtient son diplôme à l’Académie Nationale d’Art Dramatique Silvio D’Amico en 1990. Comédienne, écrivaine et metteuse en scène, elle fonde sa compagnie Sud Costa Occidentale en 1999 et arrive pour la première fois au Festival d’Avignon en 2014, avec le spectacle Les Sœurs Macaluso.

 

Sortie nationale le 10 juillet 2018


Collection Entre-Vues
Série
Leçons de l’Université

68 pages – 7 €

ISBN 978-2-35768-060-9

Épanouis et virevoltants

Thomas Quillardet

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d’Olivier Py

« Pour moi il y a forcément la notion d’histoire, de raconter une histoire. »

Passionné de contes et de « petites anecdotes » depuis l’enfance, Thomas Quillardet considère la notion d’histoire comme la pierre angulaire de sa création théâtrale.

Révélation du Festival d’Avignon 2017, ce jeune metteur en scène affirme avoir pleinement satisfait son inspiration artistique grâce au spectacle Tristesse et joie dans la vie des girafes.

Écrite en portugais par Tiago Rodrigues et traduite en français par Quillardet lui-même, cette pièce a le mérite de concilier deux types de travail apparemment aussi différents que la traduction et la mise en scène. La rencontre entre ces deux activités ouvre un univers imaginaire destiné à un public de tout âge et créé à partir de deux éléments : l’acteur et son récit.

À propos de Thomas Quillardet

Né à Suresnes en 1979, Thomas Quillardet est metteur en scène, auteur de théâtre et traducteur du portugais. Après une formation de comédien, il se consacre à la mise en scène et monte son premier spectacle en 2004. En 2005, il organise à Paris le festival Teatro em Ombras afin de promouvoir les dramaturgies brésiliennes et, en 2006, il rejoint le collectif Jakart et Mugiscué. Dans son répertoire figurent, entre autres, Valère Novarina, Carlo Goldoni et Julio Cortázar.

Sortie nationale le 10 juillet


Collection Entre-Vues
Série
Leçons de l’Université

6
4 pages - 7

ISBN 978-2-35768-061-6
 

Le spectacle, contrat imaginaire

Tiago Rodrigues

Entretien réalisé par Laure Adler
Avant-propos d’Olivier Py

« [...] ce sont des corps présents, physiques, visibles qui sont toujours en train d’évoquer des choses qui ne sont pas là, ce qui constitue le contrat imaginaire entre nous et le public. »

Dramaturge, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Lisbonne, Tiago Rodrigues signe en 2017 une création dont « collectif » est le mot-clef, Sopro, le « souffle ». Issue de longues interactions avec la troupe, la pièce nous amène au cœur du théâtre : la parole offerte au public le soir du spectacle.

Au fil des récits d’une souffleuse du Théâtre National de Lisbonne, on découvre que, loin d’être éphémère, la création théâtrale traverse chaque époque et toute frontière.

Les mythes, les classiques, la tradition nous précèdent et nous dépassent, certes, mais grâce au « contrat imaginaire » entre artistes et spectateurs la parole est libre de resurgir, ici et maintenant, sur les planches d’un plateau. Dans le devenir sans fin de l’histoire, une chose est sûre : sopro, le souffle des êtres humains, va rester à jamais…

À propos de Tiago Rodrigues

Comédien, metteur en scène, dramaturge et producteur portugais, Tiago Rodrigues rencontre la troupe belge tg STAN en 1997 et il en reste profondément influencé. En 2003, il fonde avec Magda Bizarro la compagnie Mundo Perfeito. Depuis trois ans, il est à la tête du Teatro Nacional Dona Maria II, où il mène une politique d’ouverture et de démocratisation culturelle.

Sortie nationale le 10 juillet


Collection Entre-Vues
Série Leçons de l’Université
72 pages – 7 €
ISBN 978-2-35768-062-3